Ci après un commentaire à l’excellente analyse de Simon Chignard sur son Blog « données ouvertes » http://donneesouvertes.info/ sous le titre « Où est le marché de l’Open data ? »

Et je vous recommande en passant la lecture de son dernier ouvrage http://donneesouvertes.info/le-livre-3/

Et si nous ré-évaluions le vieux concept de  » marché mortar » ?

Bien sur que les données publiques ont une valeur monétaire, plutôt décalée d’ailleurs que indirecte. Quelque soit l’état du marché, des usages et des acteurs, cette valeur monétaire est directement inclus dans ce que rapporteront les emplois et les taxes en retour.

Peut être pourrait –on identifier 3 freins naturels à la création d’un marché, au sens « ancien » du terme.

1-La disponibilité gratuite de la matière initiale cache le coût de collecte (donc de la valeur initiale) et élimine une barrière (c’est la raison d’être de l’open …)

2-L’économie par la contribution utile et le bien commun favorise l’émulation (porteuse de performance et de nouveaux usages), mais pas la différenciation au sens « market » du terme

3-Les  biens mis à disposition sont consommés ponctuellement par le plus grand nombre, sans que l’on sache exactement comment. On pourrait alors imaginer que les usages proposés sont encore dans le domaine du confort même « utile » et que la consommation ponctuelle, ne parvient pas à conféré  à l’usage la notion de service.

Consommation ponctuelle, besoin non avéré, valorisation pas établie, l’open data ne serait donc pas un marché au sens « mortar ».

Alors que pourrait-être un marché Mortar ?

Imaginons un acteur qui « privatiserait » les données brutes publiées en y ajoutant une valeur ajoutée forte, non réalisable facilement par des tiers : comme de la collecte pertinente ou sélective, de l’aggrégation sur des volumes très important, un traitement personnel, pour en faire une information privée, délivrable à la fois à des acteurs industriels et au plus grand nombre…

Pratiquement :  un opérateur de services avec des modèles économiques largement représentés à la fois dans le « Mortar » et aussi dans le « Clic ».

L’avènement de ce type d’acteurs permettrait de monétiser un marché tout en laissant « libre » et utile le marché tel qu’il existe aujourd’hui peut-être même de permettre à la donnée brute distribuée aujourd’hui d’inclure quelques éléments de traitements supplémentaires…